backswing golf

Leçon de golf n°3 – Le Backswing

Le début de swing

Il m’est impossible de vous dire quand mon mouvement débute ! Le waggle (petit mouvement de la tête de club), mon “serrement de grip” et le léger mouvement de ma tête vers la droite sont si rapprochés les uns des autres qu’ils semblent en continuité. C’est ce que je veux.

En effet la pire façon de commencer le swing est d’être statique et rigide. Si vous l’êtes, cela se ressentira sur votre swing et il vous sera impossible de le contrôler.

Le waggle 

Le petit mouvement préparatoire, qu’on appelle waggle, m’est très utile pour me relaxer. Je crois que le waggle idéal reproduit en minuscule tous les éléments du début du swing : une action combinée des mains, des bras, du corps et des jambes.

Pour les coups normaux, je débute mon mouvement par de petits va-et-viens le long de la ligne d’objectif. Pour les coups spéciaux qui envoient la balle un peu à droite ou un peu à gauche, les waggles se font sur des lignes intérieures ou extérieures au plan de swing. Ces petits mouvements préparatoires m’aident à focaliser l’image du coup que j’ai dans la tête. Ils permettent aussi à mes muscles de se préparer.

fondamentaux golf waggle

Pendant que j’effectue mes waggles, je ne serre pas beaucoup plus mon club. Mais juste avant de commencer le mouvement définitif, je resserre mon grip en appuyant sur le manche avec les deux mains une ou deux fois. J’appelle cela la “pression stable” et je la préfère à l’habituelle pression en avant (forward-press) pour plusieurs raisons.

En resserrant mes mains au dernier moment j’ai le sentiment très fort d’une volonté de swinguer qui saisit tout mon corps. Ce simple petit mouvement met en alerte les muscles nécessaires, sans tension excessive. C’est d’ailleurs devenu un moment indispensable de mon swing, une sorte de “préface” à chaque coup. Faites-en de même.

Le forward-press

C’est le petit mouvement vers l’avant, juste avant de commencer. Gary Player en était sûrement l’un des plus bel exemple. Il poussait son genou droit vers sa jambe gauche.

Pour beaucoup le forward-press est un mouvement très léger des jambes, des hanches et des mains vers la gauche, juste avant que le swing ne commence. Cela vaut mieux que pas de pression du tout mais je trouve cela risqué. Si j’employais cette technique, je ne serai jamais certain de débuter mon swing toujours de la même façon.

Le backswing

La montée du club, le backswing, commence donc par un resserrement de mon grip. En même temps, je tourne un peu la tête vers la droite. Pourquoi ? Trois raisons:

  • C’est un mouvement de “volonté” comme le resserrement de mon grip au dernier moment
  • Cela me permettra de faire pivoter davantage mes épaules
  • Cela m’évitera de déplacer mon corps vers la gauche à la descente, et c’est le plus important

Beaucoup de bons joueurs ont également l’habitude de tourner un peu la tête vers la droite juste avant de commencer. Essayez, vous aussi, particulièrement si vous avez des difficultés à garder l’équilibre à la descente.

Cependant il faut absolument éviter de tourner la tête vers la droite au fur et à mesure que vous montez votre club. Si cela se produit, comme c’est fréquent lorsqu’on veut suivre la tête de club avec les yeux, l’arc de swing change et vous n’obtiendrez plus jamais de régularité. Bien sûr, je regarde la tête de club au début de la montée, pour vérifier qu’elle est bien alignée. Mais je le fais sans bouger ni les yeux ni la tête, par simple vision périphérique.

La rotation à la montée

La longueur de mes coups provient de l’effet de levier créé par un arc de swing, et cet arc est le résultat important de la rotation du corps à la montée. La plupart des joueurs moyens perdent de la distance parce que, au lieu de pivoter, ils guident simplement le club avec leurs bras et leurs mains. C’est une attitude paresseuse, et le résultat est un mauvais coup.

D’autres joueurs perdent de la distance parce qu’ils pivotent d’une façon non coordonnée et ne créent aucune torsion. Ils n’ont pas de puissance dans le dos au sommet.

fondamentaux golf backswing

Laissez moi donc vous expliquer en 8 étapes  sur quelle base je construis ma rotation.

  • D’abord, bien que ma tête tourne un peu à droite à la montée, l’arrière de mon cou ne bouge jamais durant le backswing. J’appelle cela mon “butoir supérieur”, là où vient s’ancrer toute la rotation. Un mouvement quelconque à cet endroit diminuerait considérablement la tension que je crée dans mon corps.
  • Mes “butoirs” inférieurs sont mes pieds. Je ne joue que sur l’intérieur des pieds alors que la plupart des mauvais joueurs font le contraire. Au fur et à mesure de la montée, le poids de mon corps passe peu à peu de l’intérieur de mon pied gauche à l’intérieur de mon pied droit. Mais il ne va jamais au-delà. C’est un facteur important pour l’accumulation de puissance.
  • Mon genou droit est également comme un “butoir”. Il reste légèrement fléchi et un peu résistant. S’il était mou il serait impossible de l’utiliser pour emmagasiner de la tension.
  • Je débute mon mouvement d’une seule pièce, avec tout le côté gauche. Le bras gauche et le club sont en ligne jusqu’à ce que le poids de la tête de club m’oblige à armer mes poignets. Cela se produit à peu près lorsque mes mains sont à la hauteur de mes hanches. Ce mouvement d’une pièce oblige les épaules à pivoter dès le début du backswing. Elles ne s’arrêteront donc plus. La plupart des joueurs du dimanche arment leurs poignets trop tôt. Ce faisant ils empêchent leurs épaules de tourner.
  • Au début du backswing je déplace mon bras gauche et mon club aussi loin que possible en ligne, tout en plaçant le poids de mon corps à l’intérieur du pied droit, sans bouger l’arrière de mon cou. Ensuite je m’efforce de monter mes mains aussi haut que possible sans desserrer mon grip. Une foi encore, cela oblige les épaules à pivoter complètement et cela augmente la torsion, donc la tension.
  • Puisque mes épaules pivotent, mes hanches doivent suivre. Je n’essaie pas de les retenir. Je n’approuve pas la méthode de blocage des hanches. La morphologie veut que si les épaules tournent les hanches doivent suivre. Simplement, elles ne pivotent pas plus tôt que les épaules, et pas autant.
  • Je n’arme pas consciemment mes poignets, sinon mes épaules se bloqueraient et ne pivoteraient plus. Simplement, dans la phase finale de la montée, le poids de la de tête de club m’oblige naturellement à armer mes poignets.
  • Au sommet de la montée, pour un grand coup, mes épaules ont pivoté à environ 110° et mes hanches à 55° ou 60°. Je me sens tendu, tordu, torturé, étiré comme un ressort, et mes bras comme sont comme des leviers. C’est parfait, je suis prêt à envoyer la balle faire un jolie voyage.

Au sommet

Doit-on s’arrêter au sommet ? Une fois pour toutes, je pense que non. De toute façon, cela me serait impossible avec mon swing puisqu’on ne peut pas savoir à quel moment la montée se termine et à quel moment la descente commence. Lorsque mes bras sont étirés au maximum et que le poids de la tête de club m’oblige à armer complètement mes poignets, mes jambes et mes hanches ont déjà commencé leur mouvement de descente.

L’une des positions les plus délicates à déterminer est l’alignement du manche du club au sommet du backswing. Je veux qu’il soit parallèle à la ligne de l’objectif. Si le manche coupe cette ligne (qu’il est dirigé à droite de l’objectif) je frapperai beaucoup trop sur un plan intérieur, et ma balle ira à gauche (hook) ou carrément à droite (push out). Si le manche pointe à gauche  de l’objectif, je frapperai beaucoup trop sur le plan extérieur, et ma balle ira à droite (slice) ou complètement à gauche (pull).

sommet backswing golf

Jusqu’où doit-on pivoter ? Cela dépend de votre morphologie. Tant que vous ne débordez pas de votre genou droit , ou ne mettez pas votre pied gauche sur la pointe, vous ne pouvez pas considérer que vous pivotez trop loin. Cela n’empêche pas d’ailleurs que le club aille plus loin que l’horizontale au sommet de la montée.

Compte tenu de tous ces éléments on peut en conclure que plus l’arc de mon swing est grand, plus j’aurai de puissance.

Malheureusement, de nombreux joueurs ont une rotation complète, mais de la pire des manières. Ils relâchent leur pression sur le grip au sommet. Cela vient généralement d’un mouvement trop mou du corps, dirigé par les bras, au lieu que les épaules pivotent réellement. ou alors c’est que la montée à été trop rapide, et les doigts ne peuvent plus tenir le club au sommet.

Le meilleur remède consiste à maintenir une pression constante dans les mains. Du début de la montée, jusqu’au sommet.

Une fois encore, je vous rappelle un excellent moyen de contrôle : bien sentir le pouce gauche en contact avec la paume droite tout au long du mouvement. Ce faisant, il est presque impossible de relâcher sa pression.

Au sommet de la montée, le poids du corps est toujours sur l’intérieur des pieds. C’est le meilleur garde fou contre tout déplacement du corps. Le genou droit reste fléchi, comme un butoir. Vous devez avoir la sensation que votre poids est presque entièrement sur votre pied droit. Mais en réalité il doit y en avoir encore beaucoup sur l’intérieur du pied gauche.

Pour les longs coups, le talon gauche se soulève souvent du sol, mais à peine. Pour tous les autres coups efforcez vous de garder les deux pieds bien ancrés au sol tout au long du mouvement.

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