A propos de Pascal, votre professeur

pascal professeur golf

« Le golf s’est révélé être une véritable évidence »

 

Ou et quand a débuté ton histoire avec le golf ?

Le golf a commencé tard pour moi à 14 ans, C’est vrai qu’à cet âge, j’avais tendance à penser que le golf était réservé aux personnes âgées. J’étais plutôt branché foot et tennis.

Un jour, le directeur du golf proche de chez mes parents me propose de passer le brevet sportif de golf alors que je suis passionné de tennis. J’avoue que je n’étais pas plus emballé que ça puis je décide malgré tout de le suivre. Il faut savoir qu’à ce moment-là, je n’ai que deux trois notions de golf. Je me retrouve alors  à passer l’examen avec une grande star française du golf à l’époque: Roger Damiano. Il me fait faire des tests. Je ne connais vraiment que peu de chose mais je suis sportif et j’ai un bon mental, donc je suis confiant. Bingo ! Je réussi et à ce moment il me fait promettre de me mettre au golf car j’ai un réel potentiel. Je lui promets (en pensant le contraire en adolescent rebelle que je suis 😉 )

 

A quel moment le golf est-il devenu une évidence ?

De mes 14 à mes 22 ans, je continue à faire beaucoup de sport (foot, tennis, karaté, gym…) en laissant toujours plus ou moins golf de côté. Mais j’ai toujours gardé en tête les mots d’un coach passionné, qui m’avait dit que j’étais réellement doué pour ce sport. C’est à 22 ans que je décide de lui faire confiance et me mettre au golf. A cette époque-là je poursuis mes études de Science Eco et je partage mon temps entre les cours et le golf. Je m’entraine comme un malade au Golf Club d’Aix Marseille : parcours mythique bien que difficiles. Je suis là tous les jours, par tout temps et parfois seul. Mais je m’entraine, je crois en moi et je sais que je vais réussir. A l’aube de mes 27 ans, je passe mon diplôme en m’entrainant avec l’école fédérale de Paris et je suis diplômé Master Pro et je termine même majeur de ma promo. C’est le début de ma carrière de Golf.

 

Comment se passe le début de ta vie professionnel en tant que pro de golf ?

Diplôme en poche, je mets à la recherche d’un poste. L’avantage d’avoir terminé premier de ma promo c’est que je suis un peu « connu ». Cela me permet de trouver plus facilement une place. Et je trouve d’ailleurs dans un jeune golf, sur la côte d’Azur. Les premières années passent, je suis alors teaching pro, j’organise des stages l’été qui marche très fort. J’ai la chance d’avoir une clientèle très différente : 50% de locaux et 50% d’étrangers : français d’autres régions, italiens, suisses, britanniques qui possèdent des résidences secondaires dans la région. Cela me permet de super bien travailler et d’évoluer. J’écris d’ailleurs quelques articles dans la presse notamment sur la concentration, la technique du petit jeu et du grand jeu (c’est d’ailleurs très fier que j’ai pu écrire 2-3 articles pour Golf Magazine). Mais pour moi rien est acquis : je continue de me former. Je participe notamment au congrès de l’enseignement organisés tous les deux ans. 10 ans après le début de ma carrière, j’ai la chance de décrocher un poste en Suisse.

Parle nous de l’analyse vidéo dans le golf

Après mon arrivée en Suisse, j’ai continué mes formations et plus particulièrement en biomécanique avec deux personnes exceptionnelles : l’américain Rob Neal et le français Jean Jacques Rivet (Terre Blanche). Ils sont tous deux spécialistes de bioméchanique mais l’abordent de manière différente. 

Avec le computer coach 2000, je suis le 1er en Suisse à utiliser les programmes sur ordinateurs (ce qui n’était pas simple à l’époque). Grâce à ce logiciel, je fais bien évoluer les élèves, parce qu’on passe de l’image de la caméra, sur un ordi avec des dessins, des traits, des cercles, pour montre à l’élève comment il évolue et donner des corrections, et à l’époque les corrections je la montre par rapport à des images de golfeurs pro que je pose juste à coté de la vidéo du joueur. 

Après ça, j’ai la chance de pouvoir acheter le Trackman, je suis master Trackman depuis 12 ans. Le Trackman évolue d’année en année et là ça devient beaucoup plus facile parce qu’il permet d’analyser le swing facilement, le chiffre montre ce qu’on ne peut pas voir à l’œil : entre la corrélation des chiffres et de l’image, on arrive à faire des choses assez exceptionnelles, à faire comprendre au joueur comment progresser

 

Quels grands golfeurs t’ont inspiré en termes d’enseignement ?

Ayant étudié dans tous les domaines, technique avec les plus grands Jim McLean, David Leadbetter, Butch Harmon, en ayant été aux USA souvent chez McLean notamment, Dave Stockton. Ça permet de voir les meilleurs coach et les meilleures techniques au monde. Donc à partir de là vous avez une idée claire des choses : chez McLean il vous permet d’avoir 3 démarrage différents pour revenir dans le même plan alors ça vous donne 3 solutions de départ, c’est quand même intéressant comme ça vous n’êtes pas figé dans l’enseignement.

Chez Stockton: spécialiste du petit jeu, il a sa propre technique qui est très claire et notamment c’est la technique qu’avait Ben Crenshaw qui pour moi est le plus grand putter de tous les temps avec Nicklaus… Ils avaient étudié une technique toute simple ou les mains étaient très passives, avec un club qui restent proche du sol. Dave Pales : une technique un peu stéréotypé qui permet d’optimiser l’impact : c’est le club qui optimise l’impact en passant : il fait le job. Vous apprenez à optimiser l’élève car il y a toute sorte de profil. 

Ce qui est top avec les académies aux USA c’est qu’ils pensent tous êtres les meilleurs du monde. Ils ont tous une vérité : ils disent tous juste, il faut juste adapter à chacun la bonne technique. Donc quand vous avez la chance d’avoir travaillé avec ces génies et notamment Monsieur McLean, vous avez des possibilités dans votre enseignement qui sont énormes. 

Pour revenir au Trackman, il permet de faire comprendre grâce à la visualisation d’image et grâce aux chiffres comment faire évoluer le swing, c’est très facile après avoir fait tapé une dizaine de balle au joueur en analysant les chiffres de comprendre que par rapport à ce chiffre qui n’est pas exact, le joueur fait tel ou tel erreur : on le montre facilement en image et ensuite on donne le conseil et les éducatifs et c’est là ou Leadbetter est passionnant, ok il avait une technique très « horloge » qui donnait une base, il a crée des tas d’exercices (des drills) qui permettent de corriger les effets de slice, la balle qui ne se lève pas, le mauvais contact etc… Ces exercices donnent du jeu pour le joueur. 

Est-ce que tu peux nous dire un mot sur la préparation physique dans le golf ?

La grande évolution ces derniers temps, ça a été la préparation physique : on a vu pendant des années des joueurs qui étaient plutôt bien portants, fort physiquement (naturellement). Et ces 7 dernières années le joueurs sont devenus des bêtes physique comme dans tous les sports (foot, rugby…) avec le n°1 mondial Rory McIlroy ou l’ancien n°1 mondial Koepka: automatiquement ils arrivent à développer grâce à l’heure physique, leur souplesse et leur puissance, beaucoup plus de résultats, de régularité, de longueur et ils protègent leur corps grâce à une bonne condition physique. 

Souvent, dans l’enseignement de monsieur tout le monde, ce qui est difficile pour le joueur c’est d’appliquer une technique qu’il n’est physiquement pas capable de le faire. Soit on adapte et on crée une compensation, soit le joueur se bouge. Faire un travail sur son physique va lui permettre d’évoluer et d’avoir un bien être pour sa vie parce que même si ces exercices sont spécifiques golfs, ils sont importants pour la vie quotidienne. Car quand on a une bonne adresse au golf, on est bien dégagé, on a la cage thoracique ouverte, la tête haute, les épaules en arrière, de bons appuis alors on a une belle posture. que l’on aura aussi dans la vie de tous les jours.